
« Actien Gesellschaft fur Anilin Fabrikation » ou AGFA, a été créée à Berlin en 1867. Renommée pour ses films mais également pour ses appareils photographiques, elle se lance dans la fabrication de caméras à partir de 1928 avec un modèle 16 mm puis avec la Movex 8 en 1938. Après le sinistre épisode de la seconde guerre mondiale, AGFA reprendra la fabrication de caméras amateur en 1950 avec la Movex 8L un modèle semi-automatique inspiré de la Movex 8. Suivront différents modèles familiaux en 8 mm et Super 8. AGFA a fusionné avec GEVAERT en Belgique en 1964.

Créée en 1936, la société SOMMOR (d’abord dénommée SUMMOR), se destinait à la fabrication d’accessoires et équipements photo et ciné. En 1948 elle lance un premier modèle de caméra assez rustique, la Broons-8.
Quelques années plus tard (1951) cette caméra légèrement améliorée deviendra Armor-8. Les évolutions successives donneront naissance en 1956 à l’Armor C et en 1957 à l’Armor IIC à contrôle d’exposition semi-automatique ainsi que, à partir de 1956, à un modèle à visée reflex : l’Armor C Reflex. La fabrication de caméras cessera en 1961. l’entreprise fermera ses portes à la fin des années 60.

Fondée en 1907 par Eugen BAUER à Stuttgart en allemagne, la marque BAUER est surtout connue pour ses caméras Super-8, celèbres à la fin des années 60. BAUER produisit des caméras Double-8 de 1951 à 1965. Le modèle 88 B, fabriqué à partir de 1954 est sans doute le plus répandu. J’affectionne particulièrement la 88 D avec son look à la E.T. Les Bauer 8 mm sont assez rares sur les enchères françaises de eBay mais plus rependues sur Catawiki
où elles sont appréciées pour leur design élégant et leur robustesse.

En 1951, après sa participation à l’entreprise E.T.M. puis sa collaboration dans la G.I.C. dont il a été écarté en 1950, Marcel BEAULIEU crée la propre société
et commence la fabrication de la Beaulieu M16 puis de la T16 dans un modeste pavillon de Champigny sur Marne (94). En 1954 l’entreprise déménage dans un local plus grand à Fontenay sous Bois. Y seront conçus et fabriqués de multiples modèles aux formats 8, 9,5 et 16 mm dont le premier modèle à visée reflex de la marque la Beaulieu R16 en 1956. A la fin des années 50, l’entreprise va progressivement transférer sa production dans des locaux mieux adaptés à son développement à Romorantin-Lanthenay (41). Les modèles de cette époque sont dotés des derniers perfectionnements techniques : visée réflex, contrôle d’exposition semi-automatique puis automatique. En 1965 BEAULIEU SA est une des premières entreprises mondiales à passer au Super-8. Alors que ses concurrents s’essoufflent ou ont disparu, elle domine le marché. Ses caméras R16 ne cessent d’évoluer et son particulièrement prisée des professionnels. Elle réalise une grande partie de son chiffre d’affaire à l’exportation et comptera plus de 250 salariés.. L’arrivée de la vidéo mettra un terme à cette formidable épopée. En 1981 l’entreprise dépose le bilan. Marcel BEAULIEU mourra en 1985.
Pour mieux connaitre l’histoire de Marcel BEAULIEU et de ces créations je vous recommande l’excellent site « Collezione Beaulieu Walter Franceschi » et sa version Calameo…

En 1907, deux jeunes américains, Donald J. BELL et Albert S. HOWELL s’associent pour fonder la compagnie BELL & HOWELL qui deviendra plus tard le premier fabricant mondial de matériel cinématographique. Elle est particulièrement connue pour ses caméras 16 mm Filmo Serie 70 et 35 mm EYEMO utilisées par les correspondants de guerre dans les années 40 et réputées pour leur robustesse et leur maniabilité. La firme produisit ses premières caméras amateur au format 8 mm dès 1935 avec les modèle Filmo Straight Height. Après la seconde guerre mondiale la société G.B.-Equipments Ltd, une filiale de Gaumont-British, entreprend de fabriquer sous licence les caméras amateur BELL & HOWELL sous la marque G.B.-BELL & HOWELL. Cette coopération prendra fin en 1963. Pendant cette période de nombreux modèles américains seront produits sous cette marque avec ses propres dénominations.

En 1930, l’ingénieur ukrainien Jacques Bogopolsky (il changera son nom en Bolsky puis Bolsey) vend sa sociéte (BOL) à la société suisse Paillard (fondée en 1814) pour former la société PAILLARD-BOLEX. Il apporte les brevets de la caméra Auto Ciné B qui donnera naissance en 1935 à la Bolex H-16. La Bolex H-16 est la plus connue et la plus réputée des BOLEX. Elle sera aussi déclinée aux formats 8 mm et 9,5 mm. Une version à visée reflex sera proposée à partir de 1956 dénommée H-16 RX ou H-16 REX, puis équipée d’in moteur électrique intégré en 1971 (H-16 EL). A partir de 1942, BOLEX produira également des caméras double-8 grand public et à partir de 1967 plusieurs modèles Super-8.
Aujourd’hui, le fabricant Bolex International S.A. continue de produire et distribuer des caméras 16 mm et Super 16. Les caméras Paillard-Bolex sont très rependues sur les sites d’enchères en ligne.

Leur histoire et leurs caractéristiques sont largement détaillées sur l’excellent site BOLEX COLLECTOR Fondé en 1814 à Sainte-Croix dans le Jura Suisse,la maison PAILLARD construit des boites à musique et des phonographes,puis des gramophones et des machines à écrire commercialisées sous le nom de HERMES. Au début des années 30 l’inventeur JACQUES BOGOPOLSKY vend les droits de sa camera 16 Auto Ciné à la maison PAILLARD,elle devient la BOLEX H16 qui connaitra une fabuleuse carrière. Dés 1942 lancement de la camera 8mm type L8,suivi en 1953 des modèles C8 et B8 . En 1962 ,PAILLARD équipe ses boitiers de Zooms PAN CINOR ce qui donne les P1 P2 et P3 suivis par des tout nouveaux boitiers les K1,K2 (obj.KERN) les S1(obj.Schneider) ou P4 (obj.PAN-CINOR). Fabrication des 8mm arrétée en 1967 aprés la sortie du nouveau chargeur de format Super8 en 1965. Les derniéres caméras fabriquées « made in Switzerland » sont les trés originales BOLEX 150 Super ,155 Super et 160 Super ainsi que la compacte BOLEX 7,5 Macrozoom. En 1970 PAILLARD cède la division caméras à l’Autrichien EUMIG.

La marque CINEGEL a été créée au Mans (France), à la fin des années 40 par Monsieur Henri Legeay. Elle produisit plusieurs modèles de caméras aux formats 8, 9.5 et 16mm dans les années 50 et au début des années 60 avant de se lancer dans le Super 8. La gamme Reinette a été produite en premier dès 1950. Ces caméras sont siglées H.L. (pour Henri Legeay). les modèles Comète puis Gelzoomatic seront les derniers produits avant le passage au Super 8.

Le fabricant de projecteurs ERICSSON prend, en 1949, le nom de CINERIC.
renommé pour ses projecteurs et camera En 1961 PATHE absorbe CINERIC pour former la société PATHE-CINERIC. En 1962, suite à son association avec ERCSAM elle deviendra E.P.C. (Ercsam-Pathé-Cinéric).

Créée en 1946 à Paris par Robert Mascré, la société ERCSAM fabriquait des projecteurs et les caméras « CAMEX ». Inspirées de la Pathé « National » les CAMEX furent d’abord produites au format 9,5 mm puis, à partir de 1950 au format 8 mm. Les premières caméras étaient pourvues d’objectifs à monture à vis. A partir de 1948, elles seront dotées d’une monture spécifique. Chaque modèle sera décliné en plusieurs versions, proposant des fonctionnalités et finitions différentes. En 1955 ERCSAM propose sa première caméra à visée reflex pourvue d’un objectif fixe ou d’un zoom. En 1960 les CAMEX seront pourvues d’une cellule permettant un contrôle semi automatique de l’ouverture. En 1962, ERCSAM s’associe à PATHE-CINERIC pour former la société EPC (Ercsam Pathé Cineric). qui commercialisera les caméras fabriquées par ERCSAM jusqu’en 1968. Ne sont présentées ici que les caméras produites et commercialisées par ERCSAM. La répartition par mofèle se fonde sur les évolutions techniques majeures.

La société EUMIG (Elektrizitate Und Metallwaren Industrie Gesellschaft) a été créée en 1919 à Vienne par Alois Handler, Karl Vockenhuber et Adolf Halpern. En 1932 Eumig présente sa première caméra « Eumig C1 » Au format 9,5mm.Lui succéderont les modèles « Eumig C2 » en 1935 (première caméra semi- automatique au monde) puis « Eumig C3 », au format double-8 et « Eumig C4′, au format 9,5mm, en 1937. (première caméra amateur au monde équipée d’un moteur électrique). En 1941 EUMIG compte plus de 1000 salariés. En 1945 son usine est détruite par les bombardements. Après la guerre EUMIG reprendra progressivement la fabrication des cameras et s’imposera comme un des leaders les plus innovants du marché. En 1965 la firme cessera la fabrication des modèles Double-8 pour passer au Super-8.

La société E.T.M. (Electro Technique Mecanique) a été crée en 1938. En 1947 Marcel Beaulieu entre chez E.T.M. et signe avec Henry Moulin la licence de fabrication de la première caméra de la marque, la P16. En 1949 Marcel Beaulieu entre au capital d’ E.T.M. qui devient alors G.I.C.. (Groupement Industriel Cinématographique) La marque E.T.M. est associée au modèle P16 qui sera décliné en plusieurs versions au format 16 et 9,5 mm. Le modèle P16 D
était encore présent dans l’almanach PRISMA 2 de 1955. La société G.I.C.. lança en 1949 un nouveau modèle dans les 3 formats de film alors utilisés : 8mm, 9,5mm et 16mm. Ce modèle mono-objectif, simple, robuste et bon marché eut un grand succès. On le retrouve également dans l’almanach PRISMA 2 en 1955.
Il fut repris à partir de 1958 par la société SAFAC L.B. . En 1950 Marcel Beaulieu fut évincé de la G.I.C. et créa sa propre société avec le succès que l’on connait.

L’entreprise HEURTIER a été créée en 1939 à Saint Etienne par Monsieur Antoine HEURTIER, en vue de fabriquer des projecteurs de cinéma. Ces projecteurs très renommés sont largement présents sur les sites de vente en ligne. Il en va tout autrement pour les caméras. D’après l’ouvrage « 50 années de
caméras françaises », qui fait référence en la matière, HEURTIER en fabriqua de 1955 à 1960 quelques milliers d’exemplaires.

D’Hortson à Sanmina 45 ans d’histoire industrielle . Avant Sanmina, l’usine de Tourlaville avait été Cherbourgeoise et s’était appelée Hortson, Thomson, puis Alcatel. Flashback. Pour relancer et diversifier l’économie locale, la municipalité Cherbourgeoise dirigée par Jacques Herbert avait concocté en 1960, un plan
d’expansion économique visant à attirer à cherbourg de nouvelles entreprises. La première à mordre à cet hameçon est la firme Hortson, spécialisée
dans la fabrication de projecteurs et de caméras pour le ciména, ainsi que dans le matériel électronique. Une usine une usine flambant neuve est
construite au Maupas, dans la zone industrielle de batavia, et ouvre ses portes au début de l’année 1962. L’usine emploieune centaine de personnes
et travaille pour des clients prestigieux tels que l’ORTF ou la télévision russe.
Début 1970, la firme Hortson est absorbée par le groupe Thomson. Pas de soucis majeurs pour l’usine cherbourgeoise, rebaptisée Thomson-CSF Audiovisuel, et qui commence à se spécialiser dans la production de systèmes de télévision en circuit fermé. Un bon filon pour l’usine locale qui fournit en caméras de surveillance des clients aussi prestigieux et divers que le RER parisien, le tunnel du Mont-Blanc ou les grottes de Lascaux ! Parallèlement, la production de l’usine cherbourgeoise se diversifie encore en fabriquant des caméras médicales, entravaillant sur les circuits électroniques de terminaux d’ordinateurs ou en intervenant en sous-traitance pour les CMN et l’arsenal (raccordement des systèmes d’armes des trois premiers SNLE de type Redoutable).
En 1976, le site cherbourgeois absorbe la production de dispositifs électroniques pour faisceaux hertziens, qui va devenir sa spécialité. Nouveau sommet en 1979, avec la fabrications des radars équipant les Mirage F1 et les Etendard de l’armée de l’air : l’usine emploie alors 260 personnes. Le rapprochement de Thomson avec Alcatel en 1984 ne porte pas ombrage à l’usine Cherbourgeoise, qui déménage même de ses vieux lacaux du Maupas
(maintenant occupés par le pépinière d’entreprises) au début de l’été 1987, pour emménager dans une nouvelle usine de dix mille mètres carrés à Tourlaville (l’actuelle usine Sanmina). Renforcement de l’atelier électronique, nouvelle chaîne de fabrication de relais mobiles pour la télévision, arrivée d’un atelier de traitement de surface en mécanique: l’usine tourlavillaise tourne à plein régime (plus de 400 salariés) pendant une dizaine d’années grâce à des contrats signées par sa maison mère avec l’Ilalie, l’Espagne, la Belgique ou encore l’Argentine, France Télécom ou industries de défense nationale. En 2001, Alcatel entreprend une vaste opération de restructaration interne visant à se séparer de la plupart de ses usines. Spécilisée dans un domaine très
pointu, l’usine Tourlavillaise (qui représente 17 % de production mondiale des faisceaux hertziens de petite et moyenne fréquence) est très convoitée par
plusieurs repreneurs. Après plusieurs mois d’inquiétude, c’est finallement l’américain Sanmina qui l’emporte en mai 2002.
Sanmina s’est engagé à ne pas licencier. Et de son côté, Alcatel a promis des contrats aux américains. Quatre ans plus tard, la manne Alcatel se ferme, bouchant du même coup les perspective économique de l’usine Tourlavillaise. pendant un peu plus d’une année , l’usine et son personnel nagent dans l’incertitude. Au début 2007, on sait à quoi s’en tenir puisque l’usine Thailandaise faisant aussi partie du groupe Sanmina, fabrique exactement les mêmes produit que son homologue de Tourlaville, mais évidement pas au même prix. Même motif, même punition avec une autre usine Sanmina, celle-ci installée en Hongrie, qui c’est vue réattribuer un marché initialement décroché par Tourlaville. Dans l’usine du boulevard de l’est, la tension monte entre le personnel et la direction, tandis qu’on annonce la liquidation rapide de tous les contrats en CDD. Fin août, le responsable Europe de Sanmina rend son verdict : « Si d’ici un mois, un nouveau client n’est pas trouvé, il faudra prendre des dispositions ». Au mois d’octobre dernier, on annonçait une année 2008 noire, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 36 millions d’euros. Il y a deux ans, ce même chiffre était de 123 milloins d’euros

En 1881 Georges Eastman fonde, avec Henry Strong, la Eastman Dry Plate Company. La société lance le film souple en 1885. La marque KODAK apparait en 1888 lors du lancement des premiers appareils photo à pellicule.
Georges Eastman a toujours cherché à rendre la photo plus facile et plus pratique. En 1898 il propose le premier appareil photo pliant. En 1923 KODAK commercialise les premiers films au format 16 mm. En 1932 il crée le Double-8 et produit les premières caméras utilisant ce format. Il sera également à l’origine du Super-8 en 1965. KODAK est surtout connu pour ses créations grand public pratiques et bon marché. Ses modèles semi-professionnels
Cine-Kodak « Special » et « K-100 » sont tout aussi remarquables et particulièrement recherchés.

La société « Ernst Leitz Optische Werke » a été fondée en Wetzlar, Allemagne en 1913. Elle est particulièrement connue et renommée pour ses appareils photo Leica. Elle lança une ligne de caméras double-8 les Leicina en 1960. Plusieurs évolutions furent proposées au début des années 60. Elle passa au Super-8 en 1969. Ces caméras sont assez rares sur les sites d’enchères en ligne dans l’hexagone.

En 1945, Pierre LEVEQUE crée sa société afin de fabriquer la « caméra idéale » dont il rêvait depuis de nombreuses années. Ce sera la L.D.8. Si le « L » correspond au nom du fondateur, le « D » est celui de Monsieur « DELASSEAU » un ami de celui-ci, un temps associé au projet. Le premier modèle, étudié dès 1942, annoncé dans la presse spécialisée en 1946 est présenté au salon de 1947.
Il sera fabriquée, avec différentes variantes, jusqu’en 1960 et dans sa version « Export » de 1960 à 1962.Une version « Reflex » avec un zoom Angénieux à visée reflex continue sera proposée de 1959 à 1964. Le modèle « Eldematic », évolution de le « LD8 Automatique » à cellule a été produit en 1959 et 1960. Comme pour l’ensemble de la filière, les commandes chuteront dès 1960. L’apparition du format Super-8, en 1965, auquel la société ne s’est pas adaptée; en achèvera le déclin. L’entreprise se consacrera désormais à la sous-traitance. Elle sera vendue par son fondateur en 1983.
Modèles Au fil du temps L.D.8 est devenu le nom d’une marque plus que celui d’un modèle tel qu’en attestent les brochures et publicités de l’époque (voir image ci-dessus). Les caméras à tourelle représentent l’essentiel de la production et des enchères en ligne. C’est pourquoi j’ai distingué différents modèles à partir de leurs évolutions esthétiques; les différences techniques étant peu nombreuses pour ne pas dire inexistantes. Mon analyse se fonde sur les informations disponibles dans les ouvrages « 50 ans de caméras françaises » P-H Pont & J-L Pricelle – Le Rêve Edition et « The Complete Catalog of Movie Cameras » Jörgen LOSSAU – atoll medien. Il est toutefois difficile de les dater avec précision ou de les associer à des numéros de série. Toute information sur le sujet sera la bienvenue. Merci d’utiliser le formulaire de contact en bas de page ou dans le menu « A propos ».

1925, à Munich en Allemagne l’entreprise NIEZOLDI & KRAMER est créée en vue de fabriquer des caméras et projecteurs. Les premiers modèles sont produits au format 35 mm puis 16 et 9,5 mm. En 1933 elle lance sa première caméra au format Double-8, la NIZO 8 E. Pendant la seconde guerre mondiale NIEZOLDI & KRAMER continue la fabrication de caméras. Après la guerre, elle fabrique d’abord des pièces pour machines agricoles puis reprend la
fabrication de caméras et lance en 1952 le modèle Heliomatic S2R avec cellule photo-électrique intégrée. Toutefois l’entreprise est handicapée par son mode de production et risque la faillite. Elle se rapproche alors du fabriquant d’électro-ménager BRAUN de Francfort qui lui apportera son savoir faire en matière de design et de fabrications en série. En 1962 BRAUN reprend l’entreprise NIEZOLDI & KRAMER et impose le look BRAUN qui fera la réputation des futures camera Super-8 BRAUN-NIZO.

En 1896, Charles et Emile PATHE créent la « Compagnie des Établissements Pathé Frères » qui devient en 1908 la société « PATHE CINÉMA ». Le coup de génie de PATHE fut de lancer, en 1923, non seulement le format 9,5 mm qui deviendra
le standard du cinéma amateur, mais aussi les équipements pour le mettre en œuvre la caméra et le projecteur Pathé Baby et de proposer un catalogue avec des centaines de films à la vente, à la location ou en échange permanent.
An 1927, suite à la création de la société KODAK-PATHE, la fabrication des caméras est confiée à une filiale, la « Société Française du Pathé Baby » (rebaptisée « SCI Pathé » à parir de 1951). A la fin de la guerre le suisse Jean Wesbrodt entre chez Pathé et apporte les prototypes des futures WEBO Type « A » et WEBO Type « M » à l’origine de l’ensemble des modèles pour les décennies à venir. En 1961 la « SCI Pathé » reprend la marque « Cineric » et devient « Pathé Cineric ». En 1962 cette nouvelle société s’associe à « ERCSAM » pour former « EPC » (ERCSAM-PATHE-CINERIC).puis en 1967 « C.G.A.M. ». En 1968, l’usine PATHE de Joinville cesse sa production. La gamme professionnelle est reprise par la nouvelle société « Pathè Movie Sonics » qui continuera à faire évoluer la Pathé Webo M jusqu’en 1978. Les sociétés de production et de distribution ont souvent changé de nom mais l’ensemble des modèles a toujours porté fièrement la marque et l’emblème du coq chantant « Pathé ».

En 1929, le géant SIEMENS présente ses premières caméras amateur au format 16 mm. Même si ces fabrications ne représentaient qu’une infime partie de l’activité de la marque, elles permettront de lancer une dizaine de modèles (essentiellement en 16 mm) renommés pour leur qualité. Après la guerre, SIEMENS reviendra sur le marché avec plusieurs modèles créés précédemment.
(Les modèles « RegistrieKamera » ont été omis de cette présentation ne s’inscrivant pas dans le domaine du cinéma amateur.)
Note : les logos et descriptions sont issue de l’excellent site « Vintage camera » à visiter.