Le Buisse & Bottazzi T9

Une fabrication artisanale.

De fabrication artisanale purement Française dans les années 70 et 80 avec env *300 appareils au plus par an. je n’ai de chiffres exacts pour cette production. Ce projecteur 16mm décliné en plusieurs modèles. Optique, optique et magnétique, avec enregistrement et double bande.

Bien que concurrencé par les modèles étrangers de l’époque , le projecteur BB Type 9 a pu trouver sa place car grâce à une mécanique entièrement produite en France par des amoureux du travail bien fait. Il fallait si je ne me trompe pas , environ un mois pour produire un appareil.

A l’intérieur…

Au premier coup d’oeil! On est en présence d’un projecteur qui rassure par sa finition, sa robustesse, d’ailleurs il n’était pas question d’un retour en atelier pour son créateur.

Ce modèle est à lecture optique seule, avec une lanterne pour lampe de 24v 250w (il y a eu deux type de lampes), d’un amplificateur de 25w transistorisé, d’un système de réglage de vitesse par stroboscope, d’un autre système unique de suivi de piste son (permet de corriger les défauts sur certaines piste optiques) d’un entrainement à trois débiteurs et d’une triple griffe.

La mécanique

Pour la partie mécanique l’entrainement se fait par chaine pour les bras (1200m pour ce modèle). Deux courroies pour le moteur et l’obturateur, avec réglage de tension de la courroie. L’appareil dispose également d’un stroboscope pour affiner la vitesse.

Ce qui saute aux yeux lorsque l’on charge l’appareil c’est le fait de voir le presseur côté lanterne et non côté objectif comme sur la plupart des projecteurs 16mm.

A part cela c’est un vrai plaisir que d’entendre cette mécanique tourner. La simplicité des éléments mécaniques font que l’on est en présence d’un matériel très professionnel, qui s’adressait aux itinérants et aux amateurs fortunés car le prix donnait le vertige.

Le porte objectif

Il est assez conséquent du fait du diamètre de l’objectif (52.5mm) quand à lui c’est un berthiot 50mm, lui est adjoint de série un support anamorphoseur lui aussi de grans diamètre puisqu’il ne fait pas moins de 62.5mm d’ou l’emploi d’une bague adaptatrice pour les objectif destinés au 16mm.

On peut voir la lanterne de projection et le lecteur de son, avec la particularité de se mouvoir latéralement afin d’ajuster la fente optique sur le film (piste son).

Vue du contacteur

Le support de lampe quand à lui, peut se mouvoir dans quasiment toutes les positions et permet d’avoir un éclairage optimum.

Une petite faiblesse

cependant un petit point noir malgré tout. Le commutateur de marche, fabriqué artisanalement présente avec le temps quelques petit soucis (vu sur deux appareils donné à vérifier). Il est constitué de fines lamelles et de très petits ressorts qui peuvent prendre du jeux, voir disparaitre car très très fragiles (A).

Le son

En outre comme tous les projecteurs de l’époque, le T9 dispose d’un amplificateur à transistors d’une puissance de 25w env, plusieurs éléments le compose. L’alimentation, le pré-amplificateur et l’amplificateur proprement dit. Tout cela sur circuits imprimé, on observera que les transistors de puissance sont directement monté sur le bâti de l’appareil. Pour les éventuelles réparations il est possible de trouver les composants ici. Pour aller plus loin le T9 dispose d’un système permettant de régler la piste son en optique par une molette se trouvant sur le lecteur. Il dispose d’entrée et sortie à la norme din.

Pour finir

Conclusion! Très belle machine qui fonctionne à merveille, silencieux, fiable mais qui a son talon d’Achille les pièces détachées ne se trouvent plus du tout depuis au moins 2006. Donc avis au bricoleurs…

On a eu la chance d’obtenir par l’intermédiaire d’un amis des documents originaux au crayon svp(schémas électriques), quand on sait qu’aucun n’était édité ni inclus dans le peu de manuels de la ste Buisse et Bottazzi.

Du coup il a fallut refaire tous les schéma électronique sur les amplificateurs.

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